Nos concessionnaires font rouler l’économie québécoise

Par : Jean Cadoret
Les quelque 820 concessionnaires d’automobiles et de camions lourds membres de notre corporation sont des employeurs clés de l’industrie automobile et constituent une force économique importante au sein de notre collectivité. Professionnels aguerris, ces chefs d’entreprise investissent au-delà de 1 000 000 000$ en terrains, immeubles et équipements de toutes sortes pour mettre sur pied de véritables PME québécoises et faire rouler l’économie.
Parallèlement, ils perçoivent bénévolement près de 1,5 milliard de dollars en TPS et ils versent plus de 21 millions de dollars à la CSST et environ 10 millions en taxe sur le capital.
Au Canada, une industrie à grands revenus pour l’économie
Un emploi sur sept est lié directement ou indirectement à l’industrie automobile au pays. Aussi, l’impressionnant $ 156 milliards en revenus de l’industrie automobile canadienne est partagé comme suit dans les quatre principaux secteurs de cette même industrie, à savoir :
- Ventes de véhicules neufs : $52.5 milliards
- Ventes de véhicules usagés : $28.5 milliards
- Financement automobile : $57.8 milliards
- Marché de l’après vente : $17.3 milliards
Voilà donc des chiffres qui représentent une part cruciale de notre économie canadienne et qui font en sorte que ce secteur d’activité se doit d’être des plus respectés par les différents niveaux d’instances politiques.
Au Québec, des chiffres qui en disent long
Au chapitre des ventes de véhicules neufs, nos concessionnaires d’automobiles et de camions lourds écoulent annuellement environ 400 000 unités, soit 25% du marché canadien. En 2009 ce sont environ 400 000 véhicules vendus, principalement réparties entre les automobiles de promenade (±63%) et les camions légers (±36%) . Avec un prix moyen d’environ 31 000 $ par véhicule, ces ventes s’élèvent à plus de 13 milliards de dollars annuellement.
Au chapitre des ventes de véhicules d’occasion, nos données sont tout aussi intéressantes : annuellement, environ 35% des ventes totales au Québec sont réalisées grâce à nos concessionnaires, ce qui correspond à près de 200 000 véhicules. Ces ventes s’élèvent à près de 3 milliards de dollars annuellement.
Par ailleurs, nous estimons à près de 1,5 milliard de dollars le marché du service après-vente chez nos concessionnaires, soit 35% du marché; chaque année, cela représente près de 800 millions de dollars en vente de pièces et environ 700 millions de dollars en main-d’œuvre.
Du reste, au Québec, on évalue le marché global du service après-vente à plus de trois milliards de dollars annuellement. Il y a plus de quatre millions de véhicules légers en circulation dans la province dont 68% sont des automobiles et 32% des camions légers. Fait intéressant, on note une particularité au Québec et en Ontario : en effet plus de 40% des véhicule en circulation ont entre 1 et 5 ans ce qui en fait la plus jeune flotte au pays. La moyenne provinciale quant à elle est d’environ 7,8 ans. On peut donc supposer que le marché de l’après-vente sera très bien servi dans les prochaines années.
Autre facteur intéressant au Québec, plus de 60% des véhicules neufs vendus représentent des véhicules à faible consommation d’essence. Voilà donc aussi une bonne nouvelle pour l’environnement.
Des emplois pour demain
Nous savons qu’au Canada, un emploi sur sept est lié à l’industrie automobile. Juste au Québec, près de 35 000 personnes travaillent pour l’un ou l’autre des quelque 820 concessionnaires d’automobiles et de camions lourds de la province, dont plus de 90% sont membres de notre corporation. Ces personnes occupent des postes de cadres, de professionnels ou de techniciens dans l’un des services suivants :
• l’administration générale;
• le service des ventes (véhicules neufs et d’occasion);
• le service après-vente;
• le service de la location;
• le service des pièces;
• le service de la carrosserie.
Tous les emplois ainsi créés représentent une masse salariale de plus de 1,5 milliard de dollars annuellement au Québec. On ne peut donc pas en douter : l’activité économique que génèrent nos concessionnaires sert grandement le marché de l’emploi.
Des retombées régionales intéressantes
Nos concessionnaires sont regroupés sous dix corporations régionales. Évidemment, chacune de ces régions bénéficie de l’apport économique de l’industrie automobile selon le nombre de concessionnaires qui y ont pignon sur rue.
Dans ce qui suit, nous présentons deux figures: la première, un graphique, montre l’impact des ventes de véhicules neufs dans chaque région du Québec; la seconde, un tableau, donne le nombre d’emplois directs créés dans chacune des régions du Québec où sont établis nos membres.
Estimation par région du pourcentage des ventes de véhicules légers au Québec
- Saguenay-Lac-Saint-Jean- Chibougamau: 4%
- Richelieu: 9%
- Québec:17%
- Outaouais: 4%
- Nord-Est: 2%
- Montréal: 38%
- Mauricie: 3%
- Laurentides: 14%
- Estrie: 5%
- Est-du-Québec: 4%
* En 2009, 397 268 véhicules neufs ont été vendus au Québec; ce nombre inclut environ 8 000 véhicules lourds.
Estimation des emplois directs créés par les membres de la CCAQ*
RÉGIONS/NOMBRE D'EMPLOIS
Est-du-Québec/1473
Estrie/2485
Laurentides/4 490
Mauricie/1 499
Montréal/11 633
Nord-Ouest/1 217
Outaouais/1 532
Québec/5581
Richelieu/4110
Saguenay–Lac-Saint-Jean–Chibougamau/1 656
TOTAL = 35 676
* Environ 80% de ces emplois sont occupés par des hommes; près de 20% le sont donc par des femmes.
Nos concessionnaires d’automobiles et de camions lourds représentent réellement une force économique importante au Québec. Les retombées directes et indirectes de leurs affaires sur beaucoup d’autres secteurs névralgiques de notre économie le prouvent d’ailleurs un peu plus chaque jour.
Que nous réserve l’année 2011
Au moment d’écrire ces lignes (Novembre 2010), les chiffres partiels disponibles pour le début de l’année 2010 (janvier à juillet) indiquent une hausse d’environ 6% par rapport à 2009. Souhaitons que cette tendance se maintienne.
Pour 2011, plusieurs facteurs militent en faveur de ventes intéressantes :
- les taux d’intérêt bas favorisant l’acquisition de véhicules
- les promotions de toutes sortes des constructeurs qui veulent amener les consommateurs dans les salles de montre.
- le renouvellement de notre parc automobile qui a une moyenne d’âge d’environ huit ans.
- la préférence des québécois pour des véhicules à faible consommation d’essence, donc moins dispendieux en général à l’achat.
Sources statistiques : Desrosiers Automotive Consultants et Statistiques Canada
Compilation : La CCAQ















