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Feuille de route pour franchisés désirant obtenir un financement PARTIE 2/2


Par : Martin Greenspon

Bien que la BDC soit appelée la «banque de dernier ressort», elle finance parfois des projets ayant antérieurement été refusés par d’autres banques parce que celles-ci doivent rendre des comptes à leurs actionnaires, alors que le mandat de la BDC est d’atteindre le seuil de la rentabilité. Elle peut également consentir des conditions de prêt plus longues que les grosses banques. La BDC offre un financement allant jusqu’à 150 000$, avec un taux pour le franchisé allant de 4,25% - 8%, en fonction du risque.

Bien qu’un prêt couvert par le gouvernement puisse sembler intéressant, il faut prévoir la mise de fonds que le franchisé doit investir, lorsqu’il négocie ses conditions de financement.

Les banques et les franchiseurs s’attendent à ce que 30% à 50% du financement provienne de la valeur nette de l’entrepreneur.

La FPEC et la BDC existent afin d’aider les entrepreneurs, mais vous devrez quand même leur démontrer que vous détenez des biens durables.

Autrement, la dette serait trop importante, si l’on considère les frais, les biens durables, les frais de roulement, les redevances continues et les coûts centraux de publicité.

Une fois les coûts fixes couverts, les franchisés doivent également se négocier une sorte de ligne de crédit variable, pour couvrir les coûts opérationnels. Un franchisé devrait déterminer avec précision ses projections du flux net de trésorerie avec l’aide du franchiseur.

Cela permettra au franchisé d’être en mesure d’expliquer de quelle façon il va couvrir les coûts permanents nécessaires au fonctionnement continu de l’entreprise, tels les salaires, et l’approvisionnement, en considérant qu’il faudra attendre une période d’au moins six mois avant d’atteindre le seuil de la rentabilité.

Souvent, les banques exigent une «lettre de confort» de la part du franchiseur, expliquant que celui-ci s’engage à racheter l’équipement et à s’occuper de revendre la franchise, si celle-ci éprouve des difficultés.

Il existe d’autres options d’institutions financières qui sont offertes aux franchisés, comme des entreprises de crédit-bail qui peuvent financer selon le coût de l’immobilisation corporelle.

Parallèlement, un franchisé bien établi qui désire un capital de croissance peut avoir recours à un financement secondaire par l’entremise d’une société de capital risqué, aussi appelé «investisseur providentiel», d’un ami ou d’un membre de la famille.

Ce type d’investisseur n’exige pas de cautionnement important en guise de garantie; ils vont plutôt procéder à l’évaluation des capacités et des stratégies de gestion de l’entrepreneur.

En concluant une telle entente, l’investisseur peut exiger de l’entrepreneur qu’il renonce à une partie des droits de propriété de la franchise.

Lors de la recherche d’une franchise, il faut toujours privilégier les entreprises dont le but est de développer une marque solide et durable.

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