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LE QUÉBEC, UN TERREAU FERTILE POUR LA FRANCHISE


10 novembre 2009

Katia Germain

Argent



Le Québec est un terreau fertile pour l’industrie de la franchise. Le rôle des principaux acteurs des systèmes de franchise (les franchiseurs, les franchisés et les fournisseurs) est en constante mutation.



Quels défis attendent ces entreprises? Comment les franchisés ont-ils vécu la crise économique? L’industrie est-elle en croissance?



Argent s’est entretenu avec le président du Conseil québécois de la franchise (CQF), Pierre Garceau, en prévision du dévoilement d'une étude Argent-Léger Marketing portant sur la franchise au Québec.



ARGENT :

Quelle est la mission du Conseil québécois de la franchise?



PIERRE GARCEAU :

«Elle a trois volets. Le premier : faire la promotion de la franchise comme modèle d’affaires. Le deuxième : mettre le "focus" sur l’aspect formation/éducation. C’est ce qu’elle fait depuis sa fondation en 1984 et c’est ce qui la distingue des autres associations. Si on peut augmenter les compétences d’un franchisé ou d’un franchiseur ou encore d’un futur franchisé ou d’un futur franchiseur, on joue notre rôle. Le troisième : nous sommes là pour faire les représentations nécessaires auprès des différents paliers de gouvernements».



ARGENT :

Comment le CFQ a-t-il vu le jour?



PIERRE GARCEAU :

«Les années 80 au Québec, c’étaient des années d’effervescence dans le développement du modèle d’affaires de la franchise. Qui dit effervescence, dit aussi abus. J’étais à cette époque à la Banque Royale, responsable du département de franchise. Plusieurs fournisseurs et franchiseurs ont décidé de créer une association pour former et informer le grand public, pour aider les gens à mieux comprendre les enjeux et prendre des décisions plus éclairées. C'est un avocat québécois, Me Jean H. Gagnon, qui a été le principal maître d’œuvre de l’association».



ARGENT :

Combien votre association compte-t-elle de membres?



PIERRE GARCEAU :

«L’association regroupe 1100 membres franchisés, franchiseurs et fournisseurs, les « 3 F » de la franchise!»



ARGENT :

Combien y a-t-il de franchisés et de franchiseurs au Québec?



PIERRE GARCEAU :

«On compte environ 300 franchiseurs, dont 225 ont leur siège social au Québec. Le Canada, je crois, est le pays après les États-Unis où il y a le plus de franchiseurs. On a aussi 7000 franchisés. L’industrie de la franchise crée 100 000 emplois directs au Québec et génère des revenus de plus de 4,5 G$».



«L’association américaine de la franchise prévoit que dans cinq ans, 50% du commerce de détail va se faire en mode franchise».



ARGENT :

Quel pourcentage des entreprises québécoises œuvrant dans le commerce de détail sont franchisées?



PIERRE GARCEAU :

«Au Canada, environ 35% de ces entreprises sont franchisées. Au Québec, c’est environ 30%. Ce n’est pas vilain, parce qu’il y a quand même une progression intéressante. Lorsqu'on va dans les grands centres, comme le quartier Dix30, on s’aperçoit qu’une grande majorité des commerces sont franchisés».



ARGENT :

Dans quels secteurs retrouve-t-on le plus grand nombre de franchiseurs/franchisés?



PIERRE GARCEAU :

«Le modèle de franchise se prête bien à la restauration, parce que concept de la franchise, c’est une recette éprouvée! On pense que 40% de la restauration au Québec se fait en mode franchise. À cela, on peut ajouter l’hôtellerie, le secteur de la pharmacie, de l’automobile et de la santé».



ARGENT :

Comment se porte la franchise au Québec? Est-ce une industrie en croissance?



PIERRE GARCEAU :

«Dans des périodes économiques difficiles, au lieu de dépenser 65$ par personne dans un restaurant chic, vous allez peut-être aller chez St-Hubert, où la facture sera moindre. La franchise se maintient très bien malgré les difficultés économiques».



ARGENT :

Le système de franchises a-t-il permis aux entreprises franchisées de mieux faire face à la récession que les sociétés indépendants?



PIERRE GARCEAU :

«Un des avantages que les franchisés peuvent avoir, c’est de puiser dans la force financière du franchiseur. Dans des moments plus difficiles, il sera en mesure de supporter son réseau beaucoup plus efficacement qu’un entrepreneur indépendant laissé à lui-même».



«Dans un système de franchises qui fonctionne bien, les statistiques démontrent qu’après cinq ans d’opération, sept franchises sur 10 sont encore en opération, alors que seulement trois nouvelles entreprises indépendantes sur 10 réussissent à survivre. Ça vous démontre la force du système au Canada».



ARGENT :

Y a-t-il des nouveaux franchiseurs qui ont vu le jour au cours de la dernière année?



PIERRE GARCEAU :

«Il y en a de nouveaux qui sont venus au Québec, mais ce ne sont pas de grosses entreprises. Ce sont des petits joueurs qui sont venus tâter le terrain. On donne un séminaire sur l’établissement d’un réseau de franchises, parce qu’avant de devenir franchiseur, il faut se demander pourquoi on veut le devenir. Souvent, on s’aperçoit qu’on a un beau concept qui fonctionne bien, on démontre de l’intérêt pour acheter le concept, et les gens se laissent tenter par l’expérience sans avoir expérimenter la recette. Nous ne sommes pas favorables à ça. Il y a une méthodologie à comprendre avant de devenir franchiseur. Il serait peut-être mieux de vraiment bien comprendre dans quoi on se met les pieds. Je ne demande pas mieux que de partager mon expérience avec eux».



ARGENT :

Quels sont les principaux enjeux auxquels l’industrie doit faire face?



PIERRE GARCEAU :

«Me Gagnon disait que le franchiseur dépend du franchisé autant que le franchisé dépend du franchiseur. L’industrie doit le comprendre. C’est comme un maillon où la force du franchiseur est dans les franchisés et les franchisés eux, donnent de la force aux franchiseurs. Les effets de levier sont indéniables. C’est une relation qui a évolué. Au départ, le franchiseur dictait une ligne de conduite à suivre. Les directeurs des opérations ne sont plus là uniquement pour faire respecter le concept. Avec le temps, ils sont davantage devenus des conseillers d’affaires».



ARGENT :

Pouvez-vous nous nommer selon vous l’entreprise qui a su le mieux saisir les possibilités qu’offrent le système de franchises?



PIERRE GARCEAU :

«Je ne m’en cache pas, je suis un ardent promoteur de la bannière québécoise St Hubert. C’est une belle réussite au Québec. À l’échelle canadienne, Cora Déjeuners est en train de conquérir le Canada… mais elle est toujours à la conquête. Elle fait un travail extraordinaire».



ARGENT :

Quels sont les défis des entreprises québécoises qui souhaitent percer à l’étranger?



PIERRE GARCEAU :

«La conquête de marchés étrangers est très difficile… Ce n’est pas parce que tu as du succès au Québec, que nécessairement, tu vas avoir du succès à l’étranger. Presse Café a engagé un chimiste parce que toutes ses recettes québécoises sont à repenser pour que l’utilisation du sucre, du beurre et de la farine soit au goût des Parisiens».



«C’est un Canadien qui a implanté McDonald’s en Russie. Ça lui a pris 14 ans pour ouvrir le premier McDonald’s sur la Place Rouge. Ils ont dû embaucher des agronomes de la Hollande pour enseigner aux Russes comment semer la patate McDonald’s! Il faut savoir s’adapter lorsqu’on va à l’étranger, mais aussi lorsqu’on veut conquérir d’autres provinces canadiennes. Il faut être courageux, mais aussi faire preuve de prudence dans l’évaluation des opportunités qu'offrent les marchés étrangers».



Le premier Colloque franchise présenté par le Conseil québécois de la franchise aura lieu le 3 novembre, à l’Hôtel Omni Mont Royal à Montréal.



Photo : Pierre Garceau, président du Conseil québécois de la franchise





Source : www.argent.canoe.ca



Source : www.cqf.ca

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